Le retour de la bithérapie proposée par le Professeur Raoult :  après la diversion de l’étude Big Data parue dans The Lancet et de plus en plus décriée par la communauté scientifique, deux études sont parues ce jour et montrent l’efficacité de l’hydroxychloroquine et l’azithromycine.  Une étude en France sur 88 patients et une étude indienne sur 751 patients.

Un revirement de situation

Suite à l’étude du Professeur Mehra parue dans the Lancet portant sur 96 000 patients et concluant à la toxicité de l’hydroxychloroquine, en début de semaine, l’Organisation Mondiale de la Santé avait demandé la suspension temporaire des essais incluant l’hydroxychloroquine.

Le ministre de la Santé Olivier Véran avait immédiatement (sur)réagi à cela, et l’hydroxychloroquine a été retirée des traitements autorisés en début de semaine.  Dans la foulée « Laissons-les prescrire » un groupe de médecins, emmené par le docteur Violaine Guérin, avait violemment réagi ainsi qu’un Collectif de Citoyens dans la tribune “seules sont perdues d’avance les batailles qu’on ne livre pas.

FranceSoir a d’ailleurs été le premier et le seul journal à interviewer le Professeur Mehra au sujet de son étude et avait levé le doute sur la validité de cette étude dès le 23 mai 2020. La vaste majorité des médias s’est engouffrée dans cette nouvelle affaire sur la base de la publication de The Lancet, qui quelques jours plus tard commence à ressembler à une nouvelle affaire Dupond de Ligones. De plus la société de collecte des données (surgisphère) et les données de l’étude sur les 96 000 patients sont de plus en plus décriés par les experts scientifiques.  Entrainant des questions sur la rapidité avec laquelle le ministre de la Santé a réagi et déclenchant la colère du Président Macron.

Pendant une semaine, les pros hydroxychloroquine ont vu leurs espoirs fondre, redonnant un temps la main à la thérapie du laboratoire Gilead le Remdevisir qui n’a encore rien prouvé si ce n’est une lueur d’espoir. Les résultats de l’étude internationale Discovery, devenue quasiment franco-française, se font plus qu’attendre.  Ils auraient dû être publiés depuis un mois déjà et sont sans cesse reculés pour des raisons plus ou moins audibles, comme le manque de patient ou les éléments règlementaires.  Un point noir supplémentaire à ajouter au tableau déjà chargé du ministre de la Santé, jettant un discrédit supplémentaire sur la médecine de salon et redonnant la main à la médecine de terrain comme évoqué par le docteur Nicole Delépline dans sa tribune “les contes de Ségur revus et corrigés par O Véran

Une étude française en pré publication indique que la combinaison d’azithromycine et d’hydroxychloroquine fonctionne en stade précoce chez les patients atteints de Covid 19 dans un cadre de soins primaires 

Le défi concernant COVID-19 est de prévenir les complications et l’évolution fatale. L’azithromycine (AZM) et l’hydroxychloroquine (HCQ) ont prouvé leur effet antiviral in vitro. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité et l’innocuité de l’AZM seul ou combiné au HCQ, prescrit, à un stade précoce.   Quatre-vingt-huit patients n’ont reçu aucun traitement ou un traitement symptomatique. Le point final d’efficacité était le temps de rétablissement clinique et le point final de sécurité était la survenue d’événements cardiovasculaires. Les temps moyens pour atteindre la récupération clinique sans traitement était de 25,8 jours, 12,9 jours pour ceux traités avec AZM seul et 9,2 jours avec AZM + HCQ, une différence statistiquement significative.

Le graphe ci-dessous montre le nombre de jours nécessaires pour terminer le traitement clinique en fonction des divers traitements (sans traitement, AZM seul, AZM+HCQ).

En conclusion, AZM et AZM + HCQ ont eu un impact favorable sur l’évolution de la maladie.

Des essais, idéalement prospectifs / en double aveugle seront nécessaires pour montrer si une différence statistique peut être mise en évidence avec un groupe plus large, et clarifier les indications de chaque traitement en fonction de la présentation clinique initiale.

Une étude parue le 28 mai 2020 dans le Indian Journal of Medical Research conclut que la combinaison HCQ fonctionne en mode prophylactique avec divers dosages. Ces deux études viendraient donc conforter la proposition bi thérapeutique du professeur Raoult.  Un nouveau virement de bord pour certains. La juste continuité des choses pour ceux qui demandent depuis longtemps que l’on fasse confiance aux médecins de terrain. 

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