ANALYSE : Suite à notre article du 17 mai 2020, nous représentons le taux de mortalité Covid 19 par zone géographique (France hors Ehpad, Ile-de-France, Haut-de-Seine, Marseille et Allemagne). Comme nous l’indiquions précédemment l’importance est la relativité des chiffres.

De grosses disparités dans le taux de mortalités d’une région à l’autre

Le taux de mortalité (mesuré comme le nombre de décès par million d’habitants) pour la France entière hors ehpad est de 270. Ce taux est de 751 à Paris, 607 dans les Hauts-de-Seine et de 147 à Marseille. Avec le protocole bithérapeutique de l’IHU (AZ Azitromycine + HCQ Hydroxychloroquine), le taux de mortalité diminue à 16. Ces différences sont significatives.  Nous nous sommes cantonnés à ces régions, car elles présentent des caractéristiques épidémiologiques identiques.

Les ratios ou multiples correspondants sont : Paris versus Marseille 5.1. Il y a donc eu 5 fois moins de morts par millions d’habitants à Marseille qu’à Paris. En effectuant le calcul Marseille par rapport à la France entière hors Ehpad, le ratio est compris entre 16 et 30 en fonction de l’hypothèse sur la zone de couverture de l’IHU.

Rapporté à l’Allemagne, la France a eu 2.8 fois plus de morts par million d’habitants, pour Marseille ce chiffre s’élève entre 0.8 et 1.5 fois.  Pour l’IHU et les personnes traitées à l’azitromycine et l’hydroxychloroquine, le chiffre est de 0.2 par rapport à l’Allemagne.  En d’autres termes les patients traités à l’IHU avec le protocole AZ+HCQ présentent un taux de mortalité 5 fois inférieur à celui de l’Allemagne.

L’application de la bithérapie pourrait-elle expliquer la différence entre les Hauts-de-Seine et Paris ?

Le Pr Perronne de l’hôpital de Garches, a conduit une étude rétrospective sur 132 patients avec un taux de résultats favorables dans 91% des cas. Cette étude a été effectuée du 2 mars et le 17 avril, donc sur 6-7 semaines. Si l’usage de ce traitement a été continué jusqu’au 16 mai 2020 avec des taux identiques de succès, 240 personnes auraient pu être « guéries » (91%*132*2 périodes). Si ces personnes, non traitées, étaient décédées cela aurait entrainé un bilan de 1217 décès (977+240) dans les Hauts-de-Seine. Le taux de mortalité recalculé des Hauts-de-Seine s’éléverait à 756, quasiment identique à celui de Paris (751).

Les hypothèses suivantes permettent d’expliquer les différences :

Le taux de mortalité parisien (751) par rapport à celui de Marseille (147) pourrait être attribué au dépistage (donc un facteur 5).

Le taux de mortalité de Marseille (147) rapporté à celui des patients soignées avec la bithérapie (16) pourrait être attribué au traitement.

Cette analyse reste à affiner et il serait intéressant de rapporter les résultats de l’étude du professeur Perronne (avec un taux de létalité de 9%) et de le ramener aux taux de l’IHU.  A suivre.

http://www.francesoir.fr/societe-sante/marseille-5-paris-1-juste-les-chiffres