Postulat officiel de nos dirigeants : cas RT-PCR positifs = malades COVID-19

C’est le postulat de départ, la prémisse de toute la propagande officielle qui justifie toutes les mesures gouvernementales contraignantes : isolement, confinement, quarantaine, port du masque obligatoire, codes couleurs par pays et interdictions de voyager, traçage, distances sociales dans les entreprises, les magasins et même, voire surtout, dans les écoles.

Cette utilisation abusive de la technique RT-PCR est employée comme une stratégie implacable et intentionnelle par certains gouvernements, appuyés par des conseils scientifiques de sécurité et par les médias dominants, pour justifier des mesures excessives comme la violation d’un grand nombre de droits constitutionnels, la destruction de l’économie avec la mise en faillite de pans entiers des secteurs actifs de la société, la dégradation des conditions de vie pour un grand nombre de citoyens ordinaires, sous prétexte d’une pandémie qui se base sur un nombre de tests RT-PCR positifs, et non sur un nombre de malades réels.

Aspects techniques : pour mieux comprendre et ne pas se laisser manipuler

La technique PCR a été mise au point par le chimiste et prix Nobel de chimie (1983) Kary B. Mullis. Bien que cela soit contesté, il aurait lui-même critiqué l’intérêt de la PCR comme outil de diagnostic pour une infection, notamment virale en affirmant que si la PCR était un bon outil pour la recherche, c’était un très mauvais outil en médecine, en clinique: « C’est un procédé qui est utilisé pour faire beaucoup de choses à partir de quelque chose. Ça ne dit pas si vous êtes malades. » (12/07/1987).

 

La RT-PCR (Real Time-Polymérase Chain Réaction) est une technique d’amplification (multiplication) pour mettre en évidence une molécule recherchée. En effet, la RT-PCR ne met pas en évidence de virus, mais seulement des séquences géniques spécifiques du virus. Dans le cas du SRAS-CoV-2, virus ARN, il faut une étape supplémentaire spécifique, une transcription de l’ARN en ADN au moyen d’une enzyme, la transcriptase inverse ou Reverse Transcriptase. Cette étape précède la multiplication. Même si l’élément recherché est présent en quantité négligeable le principe même de la RT-PCR est de pouvoir finalement le mettre en évidence en poursuivant les cycles d’amplification autant que nécessaire. Dans le cas du SRAS-CoV-2, l’élément est un fragment du génome viral, pas le virus lui-même.

 

La RT-PCR est qualitative : positif (présence du virus) ou négatif (absence du virus). Elle ne permet pas de mesurer la quantité de virus dans le prélèvement. Elle ne peut qu’être estimée indirectement par le nombre de cycles d’amplifications (Ct) utilisés pour mettre en évidence le virus recherché :

  • Plus le Ct utilisé pour mettre en évidence le fragment de virus est bas, plus la charge virale est considérée comme élevée (haute).
  • Plus le Ct utilisé pour mettre en évidence le fragment de virus est haut, plus la charge virale est considérée comme faible (basse).

Chaque cycle correspond à une multiplication théorique de la cible par 2. On multiplie donc par 2 en un cycle, par 4 en 2 cycles, par 8 en 3 cycles, par 16 en 4 cycles, et ainsi de suite de manière exponentielle. A l’heure actuelle, l’amplification est généralement pratiquée sur 40 cycles, soit une amplification théorique de 2 puissance 40 (env. mille milliards de fois, beaucoup TROP !). Le Centre National de Référence français (CNR), en phase aigüe de la pandémie, a estimé que le pic de l’excrétion virale se produisait au début des symptômes, avec une quantité de virus correspondant à environ 100 millions de copies d’ARN viral du SRAS-CoV-2 en moyenne (donnée cohorte French COVID-19) avec une durée d’excrétion dans les voies aériennes supérieures variable (de 5 jours à plus de 5 semaines). Ce nombre de 100 millions de copies/μl correspond à un Ct très bas. Un Ct de 32 correspond à 10-15 copies/μl. Un Ct de 35 correspond à environ 1 copie/μl. Au-dessus de Ct 35, il devient impossible d’isoler une séquence complète du virus et de la mettre en culture.

La faiblesse principale du test RT-PCR, dans la situation pandémique actuelle, est son extrême sensibilité (faux positif) si on ne choisit pas un seuil de positivité (Ct) adapté. Par ailleurs, cette sensibilité nécessite des précautions particulières. Un échantillon positif amplifié un million de fois contient une très haute concentration de cible et le risque qu’il contamine (carry over) d’autres échantillons est particulièrement élevé. La saturation des laboratoires peut encore accroître ce risque et générer des faux positifs accidentels. Dans ces conditions, il est important que les résultats positifs soient confirmés par un second test, à plus forte raison lorsqu’un test positif présente des conséquences significatives, qu’elles soient médicales, professionnelles ou liées à l’obligation d’isolement,

Aujourd’hui, l’IHU de Marseille utilise un Ct strictement inférieur à 35 mais la plupart des experts préconisent d’utiliser un seuil Ct maximal à 30.  L’étude de Jaafar et al , publiée le 28 septembre 2020, révèle que, lors de tests PCR de 35 cycles ou plus, la précision tombait à 3 %, ce qui signifie que jusqu’à 97 % des résultats positifs pouvaient être des faux positifs.

Cette trop grande sensibilité du test RT-PCR est délétère et nous induit en erreur. Elle nous détache de la réalité médicale qui doit rester basée sur l’état clinique réel de la personne : la personne est-elle malade, a-t-elle des symptômes ? C’est cela le plus important.

En effet, en France et dans la plupart des pays, on continue d’utiliser, même aujourd’hui, des Ct supérieurs à 35, voire 40. La Société Française de Microbiologie (SFM) a émis un avis le 25 septembre 2020 dans lequel elle ne recommande pas de rendre les résultats en quantitatif, et elle recommande de rendre positif jusqu’à un Ct de 37 pour un seul gène ce qui est aberrant.

Avec 1 copie/μl de prélèvement (Ct 35), sans toux, sans symptômes, on peut comprendre pourquoi tous ces médecins et scientifiques disent qu’un test RT-PCR positif ne veut plus rien dire, rien du tout en termes de médecine et de clinique. Les tests RT-PCR positifs, sans mention du Ct ou de sa relation avec la présence ou non de symptômes, sont utilisés tels quels par nos gouvernements comme l’argument exclusif pour appliquer et justifier leur politique de sévérité, d’austérité, d’isolement et d’agression de nos libertés, avec impossibilités de voyager, de se réunir, de revivre normalement.

Alors ? Que se passe-t-il ? Pourquoi continuer dans cette direction faussée et s’obstiner dans l’erreur ?

Nos recommandations (très fortes !)

Dans ces conditions les tests RT-PCR positifs ne peuvent pas être utilisés comme diagnostic efficace de l’infection. Ils sont nécessaires mais ne sont pas la solution ultime et unique qui permettra de contrôler l’épidémie et de gérer efficacement les risques de contagion. Appliquée lorsque le virus est largement disséminé dans la population, la stratégie « dépister isoler » est vouée à l’échec, surtout sans la branche « traiter ».

Du fait de la sensibilité très élevée et des limites de leur spécificité, les tests PCR doivent être pratiqués et interprétés avec précaution et toujours en lien avec le contexte clinique et épidémiologique. Un sujet asymptomatique doit plutôt être considéré comme immunisé que comme malade.

Nos recommandations sont donc les suivantes :

  • Placer l’évaluation clinique au-dessus des tests RT-PCR afin de garantir une médecine de qualité. Le test RT-PCR doit confirmer une hypothèse diagnostique suggérée par un tableau clinique.
  • Utiliser un Ct < 35. En cas de doute, confirmer par un test PCR rapide (20 minutes) tel que celui utilisé à l’IHU de Marseille.
  • Renseigner ce seuil Ct avec le résultat RT-PCR positif afin que le médecin sache comment interpréter ce résultat positif, surtout chez une personne asymptomatique, afin d’éviter des isolements, quarantaines, traumatismes psychologiques inutiles.
  • Outre la mention du Ct utilisé, les laboratoires doivent continuer de garantir la spécificité de leurs kits de détection au SRAS-CoV-2, en tenant compte de ses mutations les plus récentes, et doivent continuer d’utiliser trois gènes du génome viral étudié comme amorces ou, sinon, le mentionner.
  • Les RT-PCR doivent être accessibles à tous et gratuitement afin de pouvoir dépister les malades et les prendre en charge le plus rapidement possible.
  • Privilégier les prélèvements salivaires moins invasifs, l’abord oropharyngé (bouche) étant également acceptable. On ne saurait tolérer un usage des tests RT-PCR dans le but d’exercer une pression quelle conque sur les individus.

 

Sources :