L’Association Victimes Coronavirus France représentée par Me Di Vizio saisit la Cour de Justice de la République (CJR)  à la suite des propos du Pr Perronne qui a affirmé que 25 000 morts auraient pu être évités en France si les patients avaient été traités avec la combinaison hydroxychloroquine et azithromycine.

« Sur ces 30 000 [morts], on aurait pu en éviter 20 000 voire 25 000 »
Pr Christian Perronne (17 juin)

« 78 % des décès liés aux coronavirus en Europe auraient pu être évités si les États européens avaient suivi la stratégie marocaine en matière de chloroquine »
Jaouad Zemmouri, professeur à l’université de Lille (22 juin)

Voici les deux principaux propos sur lesquels se base la plus récente plainte à la CJR contre Olivier VERAN, déposée aujourd’hui par l’Association des Victimes Coronavirus France représentées par Me Fabrice Di Vizio, et un seul objectif : savoir si des vies auraient pu être sauvées.

Pendant que la Commission d’enquête parlementaire continue ses auditions stériles, avec notamment l’audition ce 24 juin de Dr Raoult, les familles de victimes du covid-19 appellent la CJR à se saisir de la question de la chloroquine et auditionner le Dr Perronne de toute urgence, pour connaître les sources sur lesquelles il appuie ses affirmations, qui semblent confirmées par ailleurs par Jaouad Zemmouri, ce 22 juin ou encore par le Professeur RAOULT lui-même qui a déclaré que la moitié des morts aurait pu être évitées.

Ces propos tenus sur des chaines de télévision à des heures de grande écoute, et émanant d’éminentes autorités scientifiques, soumises pourtant à une déontologie stricte, ne peuvent être pris à la légère, et le Professeur Perronne en particulier doit être auditionné par la commission des requêtes de la Cour de Justice de la République, qui en a parfaitement le pouvoir, afin de l’inviter à produire ses sources.

On rappelle que le Protocole du Professeur RAOULT est utilisé dans la plupart des pays du monde, tandis que la France est le seul pays à l’avoir interdit dans un premier temps purement et simplement aux seuls médecins de ville.

« Des mois passent, et les familles de victimes du coronavirus ne sont toujours pas écoutées ni même entendues : ni par la Commission d’enquête parlementaire qui n’a pas souhaité les inclure dans les auditions publiques, ni par les gouvernants, ni par le parquet. Pendant que des dizaines de milliers de familles vivent leur deuil, on annonce de façon fracassante que ces mêmes morts auraient pu être évités !

Dans le contexte du drame humain et sanitaire qu’a causé la pandémie du covid-19 en France, les victimes ont droit d’être considérées, elles doivent savoir pourquoi telle ou telle stratégie a été — ou n’a pas été — mise en place. C’est un droit fondamental pour qu’elles se reconstruisent, et c’est l’objet de cette demande d’audition du Professeur Perronne devant la CJR de toute urgence. Ne pas le faire serait une faute morale et un affront à la mémoire des victimes », précise Me Fabrice Di Vizio.

Le Cabinet Di Vizio continue à se mobiliser pour les professionnels de santé

Au service des professionnels de santé depuis 20 ans, Fabrice Di Vizio se mobilise depuis le début de la crise pour agir et trouver des solutions pour de meilleures protection et conditions de travail des professionnels de santé, et notamment des soignants libéraux.

« Là où les syndicats étonnent par leur inaction, il est heureux de pouvoir compter sur l’analyse objective du juge. Tant au niveau national — comme dans le cas de la pénurie des masques — qu’au niveau régional avec des actions en justice contre des CHU pour le compte d’infirmiers du bloc opératoire ou individuellement pour chaque médecin qui subit ou a subi des injustices, nous ne lâcherons pas les professionnels de santé, pour lesquels nous nous battons depuis 20 ans déjà, pas plus que nous n’abandonnerons les victimes de ce qui ressemble au plus grand scandale d’État que la France ait connu », ajoute Me Di Vizio.

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