Monsieur Le Président de l’Association des Maires de France, Mesdames et Messieurs, Mairesses et des Maires de France,

Veuillez trouver dans cette tribune, l’expression collective du sentiment d’exaspération que nous sommes des millions de françaises et français à partager depuis maintenant plusieurs mois. Un sentiment d’exaspération, nourri d’incompréhension et de stupéfaction, au regard des décisions prises par notre gouvernement pour faire face à cette crise sanitaire sans précédent.

– Une gestion de crise émaillée du début à la fin, d’effets d’annonce contradictoires, sur la dangerosité du virus, l’intérêt du confinement, l’utilité des masques, la réalisation de tests… couplés à d’insensés blocages mécaniques, en approvisionnement notamment, restés inexpliqués à ce jour.

– Un confinement tardif, mis en place à l’issue du premier tour des municipales, et dont l’annonce soudaine généra un brassage massif dans les grandes surfaces, alors que le virus Covid19 se répandait déjà sur notre territoire.

– Deux mois assignés à résidence, dans d’étroits appartements pour plus de la moitié d’entre nous, qui ont généré par voie de conséquence, la mise à l’arrêt de 50% de notre économie. Artisans, professions libérales, commerçants, bars, restaurants, hôtels, intermittents du spectacle, industries diverses… la liste est tellement longue.

– L’incapacité de notre appareil de production à fournir des équipements de protection individuelle aux plus exposés en premier lieu, puis à toutes et tous, en temps et en heure. 3 mois nécessaires, pour finalement inonder le marché en fin de pandémie, de masques qui quand ils ne sont pas distribués gratuitement par les collectivités ou les employeurs, sont vendus plus de 10 fois leur prix initial.

– L’incapacité de notre appareil de santé à mener une campagne de détection massive des cas suspects, dès le mois de mars et ce malgré le concours des vétérinaires.

– L’absence cruelle et totale de réponse thérapeutique autre que le Doliprane ou l’assistance respiratoire en phase critique, doublée d’un verrouillage par décret le 25 mars 2020, du principe de liberté de prescription des médecins traitants, visant plus particulièrement l’Hydroxychloroquine.

– La mise en place depuis un mois, d’un plan de déconfinement ubuesque, dont le protocole sanitaire et les règles de distanciation sociale sont aussi impossibles à mettre en œuvre qu’à respecter. Leurs très lourdes conséquences sur les secteurs déjà fragilisés du tourisme, de la restauration, de l’évènementiel, de la culture… en pleine amorce de haute-saison. Un arrêt de mort pour nos communes.

Des décisions qui, contrairement à celles prises dans bien d’autres pays, ont bouleversées nos vies à tout jamais, pour la plupart d’entre nous.

Deux mois à compter les victimes de plus, chaque jour passant, enfermés dans nos peurs profondes, celles de voir nos proches contaminés, de perdre les plus fragiles d’entre eux, d’être contaminés, ou de contaminer les autres, sans autre recours que l’attente et l’espoir d’y échapper.

Deux mois de sédentarité en vase clos, dans la promiscuité des espaces restreints et toutes les répercutions psychiques, familiales et sociales que cela a généré.

Deux mois privés des nôtres et du droit d’accompagner nos mourants, très inquiets pour nos anciens, isolés.

Deux mois à compter nos économies en nous interrogeant avec beaucoup d’inquiétude sur nos perspectives d’avenir.

Qui mieux que vous, élus de nos villes et de nos villages, pour comprendre nos réalités et nous entendre ?

C’est en grande partie grâce à vous, ainsi qu’aux personnels soignants, et à toutes celles et ceux qui ont contribué à faire tourner le pays a minima, que nous avons au moins pu assurer nos besoins de première nécessité, échappant au pire jusque-là, sans omettre pour autant les trop nombreux décès qui auraient pu être évités.

Vous qui aujourd’hui, perdurez en première ligne, dans ce contexte de reprise progressive complexe à plus d’un titre, à pied d’œuvre pour faire face aux conséquences humaines et économiques de cette tragédie, et nous vous en remercions.

A présent, permettez-nous de vous exprimer notre très fort mécontentement à l’égard d’un point clé et déterminant, qui aurait permis de riposter à l’offensive virale de toute autre manière, et d’opter pour une gestion de crise d’autant moins mortifère, en tous points. Monsieur DENORMANDIE, Ministre de la Ville et du Logement, ne parla-t-il pas de « printemps sacrificiel » dans son allocution du 8 juin dernier, à l’Assemblée Nationale ?

Nous savons que ce sujet fait débat au sein de la vaste communauté des Maires de France, et que bon nombre d’entre vous, tous bords confondus, bien que discrets publiquement, partagent notre sentiment d’offuscation, à l’égard du lynchage médiatique réservé au Professeur RAOULT et son équipe, ainsi qu’au traitement qu’il propose depuis le début de la pandémie.

Traitement administré à des milliers de patients, et dont l’efficacité est désormais confirmée objectivement par les résultats constatés au sein de l’IHU-MI et les statistiques de Santé Publique France, entre autre, attestant d’une mortalité nettement moindre à Marseille que dans les autres grandes villes de France.

Bien que vous le sachiez déjà, rappelons que le Professeur RAOULT est une imminence mondialement reconnue dans son domaine, également expert en santé publique. Que son traitement a été approuvé par des milliers de médecins traitants français, tant pour son action que pour son innocuité. Que les très nombreux pays, y compris francophones, qui y ont eu recours massivement tel que préconisé, confirment également d’excellents résultats.

Pour toutes ces raisons, nous lui faisons confiance. Or, en lieu et place de saluer l’initiative et l’engagement de ce grand professeur, et de faciliter en toute prudence l’accès à son traitement, nous assistons depuis plus de 3 trois mois à un démontage en règle systématique, d’une part de sa personne, et d’autre part du protocole qu’il propose. Gouvernement, journalistes, experts, représentants d’organismes multiples… s’expriment quotidiennement et à l’unisson en ce sens, dans la presse, sur les ondes, sur la toile.

Des publications scientifiques toutes plus grotesques les unes que les autres, se succèdent quant à elles, pour tenter de contrer les retours empiriques, relatifs aux 4000 patients accompagnés par l’IHU-MI, pour ne parler que de la cité phocéenne et ses alentours.

Récemment, la décision prise expressément par notre Ministre de la Santé, d’interdire l’usage de l’hydroxychloroquine hors AMM, reposant sur une étude publiée dans The Lancet, s’avérant être au final, mondialement scandaleuse à plus d’un titre.

Fort heureusement, passages télé, radio et articles se multiplient aussi, pour faire état sur la place publique, des liens étroits et des conflits d’intérêts qui existent entre la plupart des détracteurs participant à cette campagne de désinformation, et l’industrie pharmaceutique, ses actionnaires et ses donateurs.

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Aussi, et au vue de l’ensemble des éléments évoqués dans cette tribune, nous vous demandons dès à présent et de tout votre poids, en qualité de dignes représentants du peuple, d’exiger du gouvernement, le déblocage immédiat de la liberté de prescrire des médecins traitants, ainsi que de l’autorisation de recourir au traitement préconisé par le Professeur RAOULT.

S’il vous plait, ne voyez pas dans l’objectif de cette requête collective, celui qui consisterait à imposer systématiquement ce traitement en cas d’infection, mais simplement de permettre à toutes celles et ceux qui le souhaitent d’en bénéficier en toute sécurité et bien accompagnés, dans un contexte de menace encore persistante bien qu’en régression, et pour laquelle aucune autre thérapeutique n’est proposée à ce jour.

Nous vous invitons donc, à prendre contact avec les équipes du Professeur Didier RAOULT et du Pr PERRONNE, ainsi qu’avec le Collectif « Laissons Les Médecins Prescrire » via le Dr Violaine GUERIN, pour agir dans ce sens.

Enfin, dans ce contexte social explosif, précisons que cette démarche collective et la cause commune qu’elle défend, concernent l’ensemble de la population française, sans autre critère de distinction.

L’accès aux bons soins pour toutes et tous, n’a ni couleurs ni étiquettes politiques.

Attentives et attentifs à la réponse publique que vous formulerez en retour à la présente tribune, et que nous espérons prochaine, nous vous remercions pour l’heure de votre attention, de votre compréhension et de votre bienveillance.

Vos Chères et Chers Administrés

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