Immunité collective vaccinale, confinements et couvre-feux sont devenus les maîtres-mots des stratégies de la plupart des gouvernements et de nombreux scientifiques médiatiques. MAIS une nouvelle donne remet en question ces approches présentées comme des solutions incontournables à l’épidémie Covid-19 : l’échappatoire immunitaire.

Voici ce que nous apprend un papier publié le 18 février dans The Lancet et co-écrit par les membres du Comité Scientifique Covid-19 français : Laetitia Atlani-Duault, Bruno Lina, Franck Chauvin, Jean-François Delfraissy, Denis Malvy (Copyright © 2021 The Author(s). Publié par Elsevier Ltd., article en accès libre sous la licence CC BY-NC-ND 4.0)

 Vaccination de masse : terrain propice à l’émergence de variants résistants rendant impossible l’immunité collective

La quête de l’immunité collective, naturelle ou vaccinale, pourrait être remise en question à cause d’un phénomène propre aux virus mutants et adaptables : l’échappatoire immunitaire.

Le SRAS-Cov2 semble bénéficier de cette caractéristique d’adaptation aux réponses immunitaires des organismes infectés. Cela nécessite une réévaluation urgente des stratégies de santé publique. Des études suggèrent que l’émergence et la propagation des variants du SRAS Cov2 sont corrélées à l’absence de protection immunitaire robuste suite :

  • aux premières expositions aux virus antérieurs (naturels)
  • à la vaccination de masse

La dynamique de l’immunité collective, naturelle ou vaccinale, dans les régions où ces variants sont apparus semble même exercer une pression considérable sur l’écosystème viral, facilitant ainsi l’émergence de variants à transmissibilité accrue et résistants à l’immunité naturelle et vaccinale. La vaccination de masse contre le SRAS-Cov2 pourrait induire une sélection virale et être même à l’origine de l’échappatoire immunitaire rendant ainsi impossible l’obtention d’une immunité collective.

Il faut ABANDONNER les stratégies de la PEUR, les confinements et CIBLER les mesures.

Selon le Conseil scientifique Covid-19 français, il est grand temps d’abandonner les approches fondées sur la peur, les confinements généralisés et aléatoires comme principales réponses à la pandémie.

Il faut arrêter de compter sur la patience des citoyens qui attendent que les capacités en réanimation/soins intensifs soient renforcées, que la vaccination soit complète et que l’immunité collective soit atteinte.

Jusqu’à présent, les populations ont été relativement complaisantes, mais leurs doutes et leur méfiance sont visibles et les mouvements de protestation de plus en nombreux dans plusieurs pays.

L’impact de l’isolement général sur des économies entières a été dévastateur, et les niveaux de chômage et d’endettement national sont encore pires. Les conséquences sociales et sanitaires (physiques et psychiques) sont colossales, en particulier pour les jeunes générations qui pourtant présentent peu de facteurs de risques et chez qui la Covid-19 a très peu sévi.

Les gouvernements doivent appliquer des mesures beaucoup plus ciblées et adaptées aux différentes catégories de la population. En effet, toutes les générations n’ont pas été touchées de la même façon : entre mars et juin 2020, 96% des patients étaient âgés de plus de 70 ans.

Il n’est plus possible d’utiliser l’isolement général en mode stop & go comme principale réponse à la pandémie de Covid-19. Considérée séduisante par de nombreux scientifiques et dirigeants politiques, qui en font une mesure par défaut craignant de voir leur responsabilité légale engagée en cas d’hésitations et réponses tardives, cette solution doit être remise en question et utilisée qu’en tout dernier recours.

Les scientifiques qui travaillent contre le COVID-19 doivent avoir le courage de s’adresser aux dirigeants au pouvoir responsables ultimes des choix politiques et de leurs conséquences. Rester dans le déni aura de très lourdes conséquences. Nous ferons inévitablement les comptes et ils seront alors terribles.

NDLR : A noter que si le Comité scientifique Covid-19 français relève des points d’une importance capitale, déjà signalées par le Pr Raoult, il omet toujours un point crucial : TRAITER au plus vite. Le nerf de la guerre est de soigner et détruire les charges virales au plus tôt. Nous reviendrons plus en détail sur cette essentielle question du traitement.

ARRÊTONS D’AVOIR PEUR, RÉCLAMONS DES MESURES CIBLÉES, DES TRAITEMENTS ADAPTÉS ET REFUSONS LE « TOUT VACCIN » AINSI QUE CONFINEMENTS ET COUVRE-FEU

 

SOURCE : https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S2468-2667%2821%2900036-0